CEFIM STORIES #6 : Anthony GRAULE, d’ambulancier à développeur web…

Anthony nous parle de son parcours et démontre qu’en s’accrochant à ses rêves ce qui n’était pour lui qu’un passe-temps (le développement web) peut devenir un travail dans lequel il retrouve du sens et de la motivation.

Tu étais ambulancier, qu’est ce qui t’a amené à t’orienter vers les métiers du numérique ?

Tout d’abord l’informatique c’est tout une histoire, j’ai eu mon premier ordinateur à 10 ans et depuis, je n’ai plus décroché que ce soit en terme de jeux vidéos ou de développement. J’ai toujours été le gamin qui réparait les ordinateurs de sa famille ou des amis de la famille.
Mais vers 2007, je me suis passionné pour le développement web avec mes premières pages HTML que je mettais en place grâce à un logiciel nommé Nvu. Puis, je me suis lancé et j’ai commencé à mettre la main dans
le code via différents tutos du site du zéro et grâce à sa communauté. J’ai développé plusieurs sites en mettant en oeuvre de plus en plus de compétences au fil des années. Parfois, je pouvais y passer la nuit ! En parallèle, j’ai fait des études de sport et notamment dans le milieu du handicap (Master STAPS APA) mais ce fût compliqué de trouver un emploi dans le 37. Je suis donc devenu Ambulancier diplômé d’état et ce pendant 5 ans. Ce métier passionnant m’a appris énormément de choses sur la vie. Ce n’était pas toujours facile entre les différentes interventions SAMU que l’on faisait ou même les simples consultations. Beaucoup de manutention, des horaires décalés, un métier mal reconnu, des plages horaires à ne plus compter (mon record est de 203 heures dans un mois), la vie de famille commençait à se briser petit à petit. Je ne voyais plus mon petit garçon et ma fille allait naître. En même temps, j’ai également été membre du bureau de l’association CATSUF (Association des Ambulanciers de France). J’ai été chargé de mettre en place un site web pour développer leur communication et différents outils pour faciliter leur travail. Cela a duré trois ans et pendant ce temps, j’ai amélioré énormément mes compétences web. J’ai donc fait la formation du CEFIM et ma vie a changé en faisant un métier qui me passionne depuis très longtemps.

Comment es-tu arrivé à postuler chez CEFIM ?

Au vu de toute l’activité web que j’avais, un jour, ma femme a eu une excellente idée (comme souvent d’ailleurs…) en me disant “Pourquoi n’en ferais-tu pas ton métier ?”. Au départ, je lui ai dit qu’elle était folle et qu’il fallait être BAC+5 avec des études poussées. Puis, je me suis renseigné et j’ai entendu parlé du CEFIM. Je me suis rendu compte aussi de la pénurie de développeurs qu’il y avait. De plus, ma binôme de l’époque m’a aussi poussé dans ce sens, j’ai été très soutenu et ça aide énormément dans la prise de décisions. Car une reconversion professionnelle n’est pas facile à réaliser. Des risques sont aussi pris parfois. Mais je me suis dit que c’était le moment pour moi de me lancer. Au vu des conditions de travail et de vie familiale, je n’avais rien à perdre. J’ai donc de suite enclenché les démarches administratives pour un CIF avec le FONGECIF Centre.

Comment les équipes de CEFIM t’ont accompagné dans ce parcours ?

L’équipe du CEFIM a répondu à mes questions du début à la fin. Ils m’ont soutenu jusqu’au bout, un grand merci à eux.

Comment as-tu vécu tes formations chez CEFIM ?

Le programme du CEFIM était alléchant pour quelqu’un comme moi qui rêvait au fond de lui de devenir un jour développeur. Du coup, j’étais très pressé de commencer la formation. Mon stage fût trouvé très rapidement avant mon entrée. Pendant la formation, ce fût un pur régal entre l’apprentissage du web et l’ambiance familiale qui règne dans ce centre. Je ne regretterai jamais cette formation même si parfois j’aurai voulu faire plus et monter plus en compétence avec eux. La formation a été trop courte dans un sens. Les différents programmes ne m’ont pas posé de problèmes car je venais déjà avec des bagages. Le plus dur a été de perdre des habitudes d’autodidacte. Là, le stage a joué son rôle : j’ai été encadré chez Addictic par une équipe professionnelle et de grande qualité. J’ai pris mes marques rapidement, les développeurs, Vianney C. et Antoine D., mon tuteur, m’ont permis de monter en compétences et de réaliser que j’avais encore beaucoup de chemin à parcourir. Je les remercie encore pour leur patience et leur qualité de formation. Aujourd’hui, j’ai gardé énormément de conseils et de pratiques de leur part. Bien entendu, toute l’équipe de l’agence a été super avec moi et cela m’a beaucoup aidé d’avoir un stage de qualité. Ce stage et la formation du CEFIM fûrent vraiment complémentaires et m’ont permis de devenir ce que je suis aujourd’hui. Ce qui est agréable avec le CEFIM, c’est la mise en place d’une vrai communauté. Après la formation, cette communauté me permet de me tenir informer des nouveautés, d’aider les nouveaux et aussi de venir témoigner devant les futurs diplômés pour, souvent, les rassurer et leur donner deux trois conseils.

Par rapport à ton ancienne activité, qu’est-ce qui te rend heureux aujourd’hui dans ton nouveau job ?

Ce qui me rend le plus heureux aujourd’hui c’est de pouvoir rentrer et voir mes enfants Lucie (3 ans) et Clément (5 ans) et aussi de partager une vie à deux avec ma femme. Après, arriver à faire un travail qui nous passionne n’est pas forcément facile à réaliser et j’ai la chance de pouvoir être dans ce cas. Egalement, j’ai la chance d’être dans une petite entreprise avec deux autres développeurs et un patron qui prend en compte ses salariés. Je n’avais jamais connu ça dans mon ancien travail. J’avais plus l’impression d’être un pion qu’on baladait où, quand et combien de temps le régulateur voulait. On avait très peu de compréhension et d’empathie de la part de nos supérieurs. Aujourd’hui, c’est le jour et la nuit entre mon ancien et nouvel emploi.
Egalement, ce qui me plait dans le métier de développeur, c’est de ne jamais se satisfaire du nécessaire. Un développeur doit se former et être à l’écoute de ce qu’il se passe pour être toujours aussi compétent et robuste. La veille technologique est un aspect majeur de notre métier et je continue à l’entretenir chez moi en travaillant comme avant pour parfaire mes compétences. Chaque jour est un nouveau défi, chaque nouveauté est un nouveau challenge à relever. Enfin un autre aspect important, c’est la reconnaissance du métier. Un ambulancier est mal reconnu par le grand public de part le manque de connaissances et d’informations sur ce métier. Un ambulancier vit tous ses jours de travail souvent avec de la frustration car ce métier n’est pas reconnu à sa juste valeur au vu des ses compétences et de ses responsabilités en tant que professionnel de santé. Aujourd’hui, je n’ai plus celle-ci en moi.

A partir de quel moment as-tu été sûr que tu voulais t’orienter vers ce métier ?

Cela a pris quelques mois à partir de mai 2015. Le jour où ma femme m’a lancé cette idée, je n’ai pas lâché le morceau pour aller chercher des informations un peu partout et en passant membre premium sur OpenClassrooms en parallèle. D’ailleurs, je voulais réaliser leur parcours professionnel au départ mais le FONGECIF refusait celui-ci car il se passait en ligne. J’ai fait le nécessaire pour essayer de réussir à avoir une formation mais sans succès jusqu’au jour où j’ai appris l’existence du CEFIM via un collègue ambulancier qui avait fait la formation Technicien Réseau. A partir de ce moment, j’ai commencé à croire en l’avenir et c’est là que j’ai su que j’allais pouvoir réaliser ce métier. Sauf que les démarches n’ont pas été tendres et que mon dossier a passé tout juste la commission à une journée près. J’ai même refusé le remboursement de mes frais de transport tellement je voulais être sûr de faire la formation. ce fût un énorme stress pour l’attente. Cependant, cela en a valu la peine.

Quels conseils donnerais-tu à des gens qui hésitent à changer d’orientation et à apprendre un nouveau métier ?

Je leur dirai une chose : “vous n’avez qu’une seule vie”. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, tout dépend aussi du contexte. Mais il faut croire en ses capacités et travailler dur et ne jamais se relâcher. La différence d’une formation professionnelle par rapport à une formation classique type étude, c’est de rencontrer de vrais professionnels et surtout d’avoir une équipe autour de nous pour nous soutenir, nous aider et nous préparer au métier. Vous ne serez jamais seul(e) dans une formation professionnelle. En tout cas, c’est ce que j’ai appris au CEFIM.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Mes projets sont tout d’abord de gagner de l’expérience et de monter tranquillement en compétences en apprenant de nouvelles technologies comme un framework PHP (Symfony, Laravel,…) ou docker. Ensuite, en gagnant cette expérience, j’espère m’ouvrir des portes pour évoluer encore dans mon métier. Je souhaite garder l’aspect équipe c’est certain. Ce qui me plairait le plus c’est de trouver une idée de projet qui me permettrait, pourquoi pas, de monter mon entreprise mais ça on verra dans quelques années. En parallèle, la formation m’a toujours plus. J’ai formé des jeunes arbitres de football, des animateurs BAFA, et guider des ambulanciers et pourquoi pas des développeurs maintenant. Le fait de transmettre un savoir est très important pour moi, j’aime partager mes connaissances et mes astuces du métier. Cette idée trotte dans ma tête depuis très longtemps. Mais pour l’instant, faisons les choses dans l’ordre et ne nous précipitons pas.

 


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